Manque de moyens, personnels en sous-effectif, rémunérations insuffisantes, attentes des patients générant une forte agressivité... Les services des urgences vont mal. Entamée, le 18 mars 2019, à l’Hôpital Saint-Antoine à Paris, la grève du personnel paramédical s’étend désormais à une petite centaine de services hospitaliers.

Quels sont les facteurs qui ont généré cette crise ? Que réclament les grévistes ? Le mouvement a-t-il un impact sur la prise en charge des patients ? Quelles réponses les autorités apportent-elles à ces revendications ?
Pr Frédéric Adnet, chef de Service des Urgences de l’Hôpital Avicenne et directeur médical du Samu de la Seine-Saint-Denis. Co-auteur du livre « Y a-t-il urgence ? Reconnaître les situations d’urgence médicale », aux éditions FlammarionInès Gay, infirmière de nuit, au service des Urgences de l’Hôpital Lariboisière à Paris. Membre du collectif Inter-UrgencesAbdel Dougha, aide-soignant de nuit, aux Urgences de l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris. Membre du collectif Inter-UrgencesSwan Meynier, infirmier au service des urgences de l’Hôpital de Lons le Saunier, chef-lieu du département du Jura en Bourgogne-Franche-Comté.