Est-il devenu plus dangereux de passer sur le billard ? Selon la dernière enquête de l'Agence sanitaire Santé publique France (SPF), la part des infections nosocomiales liées à une intervention chirurgicale est en hausse.  Elle peut être directement associée aux soins (par exemple pose de sonde vésicale) ou être indépendante de tout acte médical. Elle est passée, entre 2012 et 2017, de 13,5 % à 16 %. En revanche, les germes résistants aux antibiotiques, eux, reculent. Ces infections, qui provoquent 4 200 décès par an en France, se classent désormais au 2e rang   alors qu'elles étaient au 3e lors de la précédente étude, il y a cinq ans,  des maladies nosocomiales les plus courantes, derrière les infections urinaires (28 %) et devant les pneumonies (15,5 %). Comment lutter contre ces infections ? Dans quelles circonstances, la justice peut et doit-elle intervenir ?
Avec :

Pr Pascal Astagneau, infectiologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, responsable du CPias (Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins d’Ile-de-France), coordonnateur de l'équipe «Épidémiologie et surveillance des infections associées aux soins»
Dr Anne Berger-Carbonne, responsable de l’Unité Infections associées aux soins et Résistance aux antibiotiques, Santé publique France
Pr Oumar Kane, chef du Service d'Anesthésie-réanimation de l'Hôpital Fann à Dakar au Sénégal. 

 
Pour en savoir plus : 
Page Facebook du Groupe de soutien des victimes de maladies nosocomiales