La fistule obstétricale touche 2 millions de femmes dans le monde, dont près de 600 000 en Afrique de l'Ouest. Cette calamité entraîne l'incontinence urinaire et/ou rectale, suite à un accouchement par voie basse, pratiqué sans assistance, à domicile ou dans des cases de santé éloignées. Les risques de fistule sont plus importants, à l’issue de grossesses précoces, alors qu'au Niger, trois filles sur quatre sont mariées avant l'âge de 18 ans. Cette pathologie exclut les femmes de la communauté. Elles se retrouvent rejetées, répudiées par leurs maris et reléguées dans des cases en périphérie des villages.
Comment réinsérer ces femmes dans la société? Comment les informer sur la nature de cette pathologie invalidante? Quelle prévention, dans un pays où l'accès aux soins et aux centres de santé reste très difficile?
Reportage à Niamey de Charlie Dupiot, à l'occasion du Congrès des Premières Dames de la CÉDÉAO sur la fistule obstétricale.